L’ancien ministre de l’industrie et président du Centre, Germain Kambinga, s’oppose fermement à toute organisation d’élections en République démocratique du Congo tant que les provinces du Nord et du Sud-Kivu demeurent partiellement sous occupation.
Dans une déclaration publiée sur son compte X (ex-Twitter), il estime qu’un tel processus électoral consacrerait une balkanisation impardonnable du pays.
Pour Germain Kambinga, la priorité nationale ne peut être autre que la reconquête de l’intégrité territoriale. Il rappelle le contexte de la guerre de 1998, lorsque, aux côtés de Mzee Laurent-Désiré Kabila, le pays faisait face aux rébellions soutenues par le Rwanda et l’Ouganda.
« Qui aurait pu, à cette époque, évoquer la question électorale pendant que le Congo luttait pour sa survie ? », s’interroge-t-il.
L’ancien ministre dénonce ce qu’il qualifie de mensonges visant à pousser le peuple congolais à accepter un fait accompli, celui d’une occupation étrangère d’une partie de l’Est du pays.
Selon lui, accepter des élections dans ces conditions reviendrait à légitimer cette situation et à détourner l’attention de l’enjeu fondamental : la souveraineté nationale.
Germain Kambinga appelle ainsi à faire des trois prochaines années des années de reconquête plutôt que des années de politique politicienne.
Il insiste sur la nécessité de donner aux Forces armées de la RDC une cause claire et mobilisatrice, estimant que le sacrifice suprême demandé aux militaires n’est pas compatible avec des luttes de pouvoir internes.
« L’histoire nous jugera tous », avertit-il, appelant la nation congolaise à faire bloc autour de l’objectif de la reconquête territoriale et à refuser toute distraction électorale tant que l’Est du pays ne sera pas totalement libéré.
Moïse Adonis Mbuyi