Le Secrétaire général du parti ENVOL, Rodrigue Ramazani, est revenu sur la rencontre du jeudi 12 février entre le président national de sa formation politique, Delly Sesanga, et une délégation du Conseil interreligieux congolais (CIC) conduite par le pasteur Dodo Kamba.

Dans une mise au point à tonalité ferme, le numéro deux d’ENVOL a clarifié la position de son parti sur deux points majeurs liés au processus de dialogue national en discussion.

ENVOL rejette l’option envisagée par le CIC consistant à faire de la mise en place d’une Commission vérité et réconciliation un préalable à l’ouverture du dialogue inclusif. Selon Rodrigue Ramazani, ériger cette commission en condition préalable reviendrait à inverser l’ordre des priorités politiques dans un contexte national marqué par de fortes tensions et une urgence humanitaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Le parti considère que la Commission devrait plutôt figurer parmi les résolutions issues d’un dialogue inclusif, et non en constituer le point de départ.

ENVOL insiste également sur la nécessité d’harmoniser toute nouvelle initiative avec la démarche déjà engagée par l’Église du Christ au Congo (ECC) et la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Le parti met en garde contre la multiplication d’initiatives parallèles susceptibles de fragmenter les efforts et de diluer les chances d’aboutir à un véritable dialogue inclusif entre Congolais.

À travers cette prise de position, ENVOL affiche une posture politique claire : soutenir le principe d’un dialogue national tout en refusant les mécanismes imposés en amont du consensus. Dans un climat politique marqué par la méfiance et la fragmentation, le parti de Delly Sesanga entend peser dans le débat en appelant à une démarche coordonnée, structurée et centrée sur l’urgence nationale, notamment la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays.

Henri Ntambue

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