Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, marquée par l’avancée de la coalition AFC/M23 avec le soutien du Rwanda, des voix continuent de s’élever pour exiger une réponse plus ferme de l’État et une mobilisation générale de la population.
Dans une déclaration rendue publique, Jean Jeef Mwanza, citoyen congolais engagé, qualifie cette agression de « menace existentielle » pour le pays, estimant qu’elle constitue non seulement une attaque militaire, mais aussi une atteinte directe à la souveraineté nationale, à la dignité du peuple congolais et à l’avenir des générations futures.
Dans son message, Jean Jeef Mwanza appelle le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de Chef de l’État et Commandant suprême des Forces armées de la RDC (FARDC), à décréter l’état d’urgence dans les provinces stratégiques de l’Est et du Centre du pays. Il plaide notamment pour la nomination de gouverneurs militaires dans plusieurs espaces jugés sensibles, dont le Grand Katanga, la Grande Orientale et le Grand Kivu.
Selon lui, ces mesures permettraient de renforcer l’autorité de l’État, d’assurer une meilleure protection des populations civiles et de contenir l’avancée des forces hostiles sur le territoire national.
Au-delà des institutions étatiques, l’auteur de la déclaration insiste sur la responsabilité collective des Congolais dans la défense de la patrie. Il rappelle que la sécurité nationale ne relève pas uniquement des forces armées, mais également de l’engagement citoyen, appelant la population à soutenir les FARDC, à dénoncer toute forme de collaboration avec l’ennemi et à défendre l’intégrité territoriale.
« Le temps de l’attentisme est révolu. Le Congo n’avancera que si ses filles et ses fils se lèvent comme un seul homme », affirme-t-il, dans un ton résolument patriotique.
Jean Jeef Mwanza met en garde contre toute tentative de fragmentation du pays, soulignant que la République démocratique du Congo n’acceptera jamais la balkanisation de son territoire. Il conclut son appel par un message d’unité nationale, affirmant que l’histoire et la communauté internationale observent la réponse du peuple congolais face à cette crise.
Alors que les combats se poursuivent dans plusieurs zones de l’Est du pays et que la situation humanitaire reste préoccupante, ce type d’appel reflète un climat de forte mobilisation patriotique et une pression croissante sur les autorités pour des actions jugées plus décisives.
Henri Ntambue