La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo demeure extrêmement préoccupante. Dans un rapport rendu public, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) fait état de plus de 100 civils tués ou blessés au cours du mois de novembre 2025 dans la province du Nord-Kivu.
Selon ce document, au moins 89 civils ont perdu la vie dans le territoire de Lubero lors d’attaques menées par des hommes armés, principalement attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Par ailleurs, au moins 12 autres civils ont été tués ou blessés dans le territoire de Rutshuru, toujours dans la même province.
OCHA souligne également la poursuite des affrontements armés dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Walikale, une situation qui a entraîné d’importants déplacements de populations et une détérioration notable de l’accès humanitaire.
« Au moins 89 civils ont été tués lors d’attaques armées dans le territoire de Lubero au cours du mois de novembre. Parallèlement, des affrontements armés se sont poursuivis à Masisi, Rutshuru et Walikale, provoquant d’importants déplacements de la population. La recrudescence des braquages de véhicules privés sur l’axe Kiwanja-Kanyabayonga, avec deux incidents enregistrés en novembre, risque de compromettre l’accès humanitaire. Entre le 21 et le 30 novembre, plus de 40 000 personnes déplacées ont été enregistrées à Masisi », précise OCHA dans son rapport.
Face à cette situation, l’agence onusienne appelle à la cessation immédiate des attaques contre les civils, afin de garantir la protection des populations et du personnel humanitaire, ainsi qu’un accès sans entrave pour permettre l’évaluation des besoins et la fourniture d’une assistance vitale.
Pour rappel, la province du Nord-Kivu reste confrontée à une double crise sécuritaire, marquée par les attaques récurrentes des ADF et l’instabilité liée à la rébellion du M23. Cette insécurité persistante provoque des déplacements massifs de civils et aggrave davantage une situation humanitaire déjà critique.
Kasco Kasonga