Une mission d’inspection officielle s’est rendue, mardi 16 décembre, sur deux importants chantiers d’infrastructures dans la province du Kasaï, à savoir l’aéroport national de Tshikapa et la route Tshikapa–Kandjanji. L’objectif de cette visite était d’évaluer l’état d’avancement des travaux et de vérifier le respect des engagements contractuels par les entreprises exécutantes.

Selon la Cellule de communication du Gouvernorat du Kasaï, la délégation était composée de députés nationaux, d’un conseiller du ministre national des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), ainsi que d’experts techniques de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC) et de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT). La mission était conduite par le vice-gouverneur du Kasaï, Djoley Bokele, représentant le gouverneur provincial.

Sur le site de l’aéroport national de Tshikapa, dont les travaux sont attribués à l’entreprise Masamba, aucun chantier actif n’a été constaté. La délégation a relevé l’absence totale d’installation de chantier, de personnel et de matériel, malgré l’existence d’un contrat en bonne et due forme et le décaissement des fonds destinés à l’exécution du projet.

S’agissant de la route Tshikapa–Kandjanji, exécutée par l’entreprise Toha, le niveau d’avancement des travaux a été jugé largement insuffisant, avec un taux d’exécution inférieur à 10 %, alors que le délai contractuel arrive à son terme. La mission a également dénoncé l’instauration d’un péage sur cet axe routier, en dépit de l’état dégradé de la chaussée et du faible progrès des travaux.

Le député national Simon Mulamba Mputu a indiqué que l’État congolais aurait rempli l’ensemble de ses obligations contractuelles pour ces deux projets. Il a dénoncé l’attitude de l’entreprise en charge de la route, qui aurait suspendu les travaux sans justification valable, tout en continuant à percevoir des frais de péage auprès des usagers, contraints de circuler dans des conditions particulièrement difficiles.

Au terme de cette mission d’inspection, la délégation a recommandé un réexamen approfondi des contrats liant l’État aux entreprises concernées. Des mesures coercitives, allant jusqu’à la résiliation des contrats, pourraient être prises en raison des manquements graves constatés dans l’exécution de ces projets d’intérêt public.

Moïse Adonis Mbuyi, Tshikapa

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