Le gouvernement provincial du Sud-Kivu a exprimé de fortes réserves quant à l’annonce du retrait de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC-M23 de la ville d’Uvira. Dans un communiqué officiel rendu public le 18 décembre 2025, les autorités provinciales estiment qu’il ne s’agit nullement d’un retrait réel, mais plutôt d’une mise en scène visant à induire en erreur l’opinion nationale et internationale sur la situation sécuritaire dans cette partie de la République démocratique du Congo.
Selon le gouvernement provincial, les éléments observés sur le terrain ne corroborent pas l’annonce faite par le mouvement rebelle. Des combattants armés seraient toujours visibles aux abords de la ville, tandis que des mouvements suspects, principalement nocturnes, ont été signalés en direction des hauts plateaux. Les autorités dénoncent également un flou volontaire autour des zones de repli, laissant planer le doute sur la réalité d’un désengagement effectif. À cela s’ajoute la présence présumée de combattants dissimulés en tenue civile, une situation jugée préoccupante pour la sécurité de la population.
Le gouvernement provincial alerte en outre sur des risques sérieux de pillages économiques. Il évoque notamment la menace qui pèserait sur certaines infrastructures stratégiques, dont la Sucrerie du Kivu, actuellement en phase de relance dans le cadre des efforts impulsés par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Pour les autorités, ces manœuvres constituent une atteinte directe aux efforts de stabilisation et de relèvement économique de la province.
Face à cette situation, le gouvernement du Sud-Kivu appelle la communauté internationale à maintenir une pression soutenue sur le Rwanda et l’AFC-M23 afin d’exiger un retrait total, effectif et vérifiable de toutes les zones occupées, tant au Sud-Kivu qu’au Nord-Kivu. Sous la conduite du gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki, il réaffirme son engagement à protéger les civils, à défendre l’intégrité territoriale de la RDC et à promouvoir le respect des droits humains, tout en rassurant la population sur sa détermination à rétablir l’autorité de l’État.
Kasco Kasonga