La République démocratique du Congo commémore, chaque 04 janvier, l’un des épisodes les plus sombres mais déterminants de son histoire politique : les émeutes de janvier 1959 à Kinshasa, survenues à la veille de l’accession du pays à l’indépendance en 1960.
Ce soulèvement populaire, violemment réprimé, avait coûté la vie à de nombreux Congolais alors que Joseph Kasa-Vubu, leader de l’ABAKO, s’apprêtait à s’adresser à la Nation. Le sang versé ce jour-là demeure un symbole fort de la lutte contre l’oppression coloniale et un tournant décisif dans le processus d’émancipation du peuple congolais.
Pour Denise Muluka Muhandji, femme politique congolaise et actrice engagée du développement, la mémoire de ces martyrs ne doit ni s’effacer ni être banalisée. Elle estime que ces événements tragiques constituent un rappel permanent des sacrifices consentis pour la liberté et un appel pressant à la responsabilité collective.
« Le sang des victimes crie encore aujourd’hui », affirme-t-elle avec gravité, appelant le peuple congolais à honorer la mémoire des martyrs du 04 janvier par une journée de méditation, de recueillement et de prise de conscience nationale.
Denise Muluka souligne que cette mémoire historique doit nourrir l’exigence d’une paix véritable et durable, dans un pays toujours confronté aux violences, aux conflits armés et aux injustices sociales.
« Personnellement, je n’oublierai jamais ces événements tragiques. Mes pensées les plus émues vont à toutes les victimes du Genocost », a-t-elle ajouté, en dénonçant la répétition cyclique des atrocités sur le sol congolais.
Du 04 janvier 1959 au 04 janvier 2026, cela fait exactement 67 ans que les Congolais se souviennent de ces violences politiques, impliquant plusieurs formations nationalistes qui revendiquaient l’indépendance du pays. Un héritage lourd de sens, qui impose aux dirigeants d’aujourd’hui le devoir de traduire les sacrifices d’hier en paix, justice et cohésion nationale.
Kasco Kasonga