Les nuisances sonores continuent de perturber la vie quotidienne dans plusieurs quartiers de Kinshasa, malgré l’existence d’un cadre légal encadrant les activités bruyantes. Cette situation suscite des réactions au sein de la société civile, notamment celle de Grâce Shako, journaliste et militante, qui attire l’attention sur la persistance du phénomène.

Dans la capitale congolaise, des plaintes liées aux tapages nocturnes sont régulièrement signalées par les riverains. Veillées religieuses, bars, terrasses et autres événements festifs figurent parmi les principales sources de bruit, souvent à des heures avancées de la nuit, affectant le repos et le bien-être des habitants.

Grâce Shako, journaliste et militante, a récemment fait état d’une expérience personnelle, évoquant une nuit sans sommeil provoquée par une activité religieuse organisée dans un quartier résidentiel. Elle souligne que la liberté de culte et de réunion doit s’exercer dans le respect des autres citoyens et de leur cadre de vie.

Sur le plan réglementaire, la province de Kinshasa dispose d’un dispositif juridique précis. L’édit provincial n°005 de 2012 interdit les tapages diurnes et nocturnes, soumet les activités générant du bruit à une autorisation préalable et prévoit des sanctions à l’encontre des contrevenants. En mai 2024, le gouvernorat de Kinshasa a rappelé ces dispositions, tandis que le ministère de la Justice a instruit les services compétents à engager des poursuites, y compris pour les nuisances constatées dans des lieux de culte et des établissements hospitaliers.

Au-delà du désagrément sonore, ces nuisances ont des conséquences sur la qualité de vie, la santé mentale et la cohésion sociale dans un environnement urbain confronté à de nombreux défis. Les prises de position de personnalités de la société civile, dont Grâce Shako, invoque le débat sur la nécessité d’une application effective des textes existants et sur la responsabilité collective dans la préservation du vivre-ensemble à Kinshasa.

Henri Ntambue

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