L’escalade verbale entre le député national André Mushongo et le député provincial Cédric Musongo prend une tournure de plus en plus préoccupante au Kasaï, au point de susciter l’indignation de plusieurs acteurs sociopolitiques de la province. Dernier à monter au créneau, Justin Mbongo n’a pas mâché ses mots face à ce qu’il qualifie de dérapages verbaux graves, irresponsables et indignes d’un élu de la République, imputables principalement au député national André Mushongo.

Dans une prise de position ferme, Justin Mbongo met sévèrement en garde contre l’usage d’un langage qu’il juge provocateur, excessif et dangereux, rappelant qu’un député national n’est ni un activiste de réseaux sociaux ni un fauteur de troubles, mais un représentant du peuple tenu à une haute exigence morale et républicaine.

Selon lui, les propos tenus par André Mushongo franchissent une ligne rouge et exposent inutilement la province à des tensions sociales évitables.

Justin Mbongo dénonce également une distraction politique malsaine, estimant que ces querelles personnelles, étalées publiquement, détournent l’attention des véritables urgences du Kasaï : le développement, la paix sociale, la lutte contre la pauvreté et la restauration de la confiance entre gouvernants et gouvernés.

« Le peuple attend des solutions, pas des injures. Des actes, pas des invectives », martèle-t-il, tout en appelant les élus à cesser les règlements de comptes publics qui portent atteinte à la crédibilité des institutions et à l’image de la classe politique kasaïenne.

Justin Mbongo exhorte enfin les leaders politiques, et particulièrement André Mushongo, à faire preuve de maturité politique, de retenue et de sens de l’État, avertissant que la banalisation des discours violents et méprisants pourrait ouvrir la voie à des crises inutiles aux conséquences imprévisibles.

Henri Ntambue

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