Alors que l’adhésion de Claude Ibalanky à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa fait l’effet d’une bombe dans la classe politique congolaise, le Secrétaire Général de l’UDPS, lui, sort les griffes et qualifie l’ancien coordonnateur du Mécanisme National de Suivi de l’Accord d’Addis-Abeba, d’un « parvenu politique ».
Pour Augustin Kabuya, ce n’est pas une surprise, c’est une confirmation. Dans une sortie médiatique àKinshasa, il a déconstruit l’image de « haut cadre » que s’était forgée l’actuel allié de la rébellion.
Avec un mépris non dissimulé, Kabuya interroge la légitimité militante d’Ibalanky. « Vous dites qu’il est haut cadre de l’UDPS. Il était dans quelle fédération ? Quelle section ? », a-t-il interrogé.
Pour le patron de l’administration du parti au pouvoir, Ibalanky n’était qu’un corps étranger, un « parvenu » sans ancrage à la base, ayant infiltré les cercles du pouvoir pour mieux les dynamiter de l’intérieur.
L’accusation la plus lourde porte sur la déstabilisation de l’UDPS. Kabuya ne voit pas en Ibalanky un simple déserteur, mais le véritable « banquier » des frondes internes qui ont secoué Limeté ces derniers mois. Il lie directement ces manœuvres à une influence rwandaise, affirmant que le départ d’Ibalanky vers Goma, après une escale suspecte à Dubaï et la liquidation de ses biens, n’est que l’aboutissement d’un plan préétabli.
Pour lui, le passage d’Ibalanky dans le camp de la rébellion est la preuve ultime que ses soupçons étaient fondés
Kasco Kasonga