En plein bras de fer médiatique, le Secrétaire Général de l’UDPS a décidé de briser le sceau de la confidentialité sur ses échanges avec Matata Ponyo, balayant les affirmations de Matata Ponyo selon lesquelles la présidence de la République l’aurait sollicité à s’approcher du pouvoir.
Selon Augustin Kabuya, c’est un Matata Ponyo aux abois, loin de l’assurance qu’il affiche sur les réseaux sociaux, qui est venu solliciter l’arbitrage du parti au pouvoir.
« Il est venu me voir », raconte Kabuya, qui décrit un homme cherchant désespérément un sauf-conduit politique pour échapper aux griffes de la justice. Pour immortaliser ce moment et éviter toute contestation future, le patron de l’UDPS confie avoir pris une photo de l’ancien Premier ministre avec son propre téléphone, tel un trophée ou une garantie, avant d’en référer directement au sommet de l’État.
Pour justifier le fiasco du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, l’homme à la cravate rouge aurait, selon Kabuya, jeté son ancien mentor sous les roues du bus. Kabuya affirme que les propos tenus par Matata à l’égard de l’ancien Président étaient d’une dureté sans équivoque, rejetant toute la responsabilité des ordres sur « le haut ».
Si Matata espérait une alliance de circonstance pour « blanchir » son dossier judiciaire, il se serait heurté au refus catégorique de Félix Tshisekedi. Le récit de Kabuya met en scène un Chef de l’État inflexible, refusant de transformer la présidence en refuge pour politiciens tourmentés.
« Laissons la justice faire son travail », aurait tranché le Président, rappelant que les fonds de la République sont sacrés.
En révélant ces coulisses, l’UDPS envoie un message clair. Aucun arrangement de salon ne viendra court-circuiter les dossiers de corruption qui agitent la place de Kinshasa.
Kasco Kasonga