En séjour parlementaire dans sa circonscription du territoire de Tshikapa, le député national Diallo Meba a dressé un tableau sombre des réalités vécues par la population. Lors d’un point de presse tenu ce mardi 17 février 2026 à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, cet élu du Mouvement de libération du Congo (MLC) a dénoncé les multiples difficultés observées sur le terrain.

Après avoir parcouru plusieurs villages jusqu’à la ville de Tshikapa, le député affirme avoir constaté une série de tracasseries, notamment la prolifération des barrières érigées par différents services.

« La grande actualité, ce sont les barrières érigées soit par les services de transport, soit par la PCR, soit par un autre groupe qui se dit de sécurité. Parmi eux, il y a la Police nationale congolaise, la Régie des voies maritimes, la Direction générale de migration et l’Agence nationale de renseignements », a-t-il déclaré.

Selon lui, ces barrières constituent une source majeure de souffrance pour la population, confrontée à des paiements répétés et à des retards de déplacement. Il dit avoir sollicité l’intervention du gouverneur afin de mettre fin à ces pratiques.

Au-delà des tracasseries, Diallo Meba évoque des problèmes structurels quasi généralisés : manque d’eau potable, insuffisance d’infrastructures scolaires, routières et sanitaires.

Il a également attiré l’attention sur l’enclavement de plusieurs localités, notamment dans la zone de Nsumbula et dans l’aire de santé de Mutena, où l’absence de ponts et de bacs de traversée empêche tout passage de véhicules.

S’agissant de la route Tshikapa-Kandjanji-Kamako, exécutée par la société Toha Investissement pour un montant annoncé de 208 millions de dollars américains, le député se dit insatisfait de l’évolution des travaux.

« Même pas un kilomètre n’a été asphalté. La route est à terre battue. À chaque pluie, elle devient boueuse et la population éprouve d’énormes difficultés », a-t-il dénoncé, annonçant son intention de saisir le gouvernement central à travers le ministère des Infrastructures, avec la possibilité d’une mission d’évaluation, voire d’une résiliation de contrat.

En conclusion, le député affirme avoir transmis ses constats aux autorités provinciales et rappelle son rôle de relais des préoccupations populaires auprès des décideurs nationaux.

Moïse Adonis Mbuyi/ Tshikapa

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