Un document présenté comme un communiqué officiel de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) circule actuellement sur les réseaux sociaux, affirmant que l’institution catholique aurait condamné la mort de Willy Ngoma, présenté comme porte-parole du M23.
Vérification faite :
il s’agit d’un faux.
Sur son compte officiel, la CENCO dément formellement être l’auteure de ce document. L’institution parle d’une fabrication malveillante et met en garde contre la diffusion de ce faux communiqué.
« Ce faux document ne peut provenir que de personnes de mauvaise foi qui cherchent à ternir l’image de la CENCO. La CENCO met en garde, sous réserve de poursuites judiciaires, les auteurs de cette cybercriminalité. »
Aucun communiqué authentique publié
À l’heure de cette publication, aucun communiqué condamnant la mort de Willy Ngoma n’a été publié sur les canaux officiels de la CENCO (site web et comptes certifiés sur les réseaux sociaux).
Le document viral présente plusieurs indices de falsification :
Absence de signature officielle identifiable ;
Mise en page non conforme aux standards habituels de la CENCO ;
Ton et formulation inhabituels pour une communication institutionnelle.
Manipulation en contexte sensible
La diffusion de ce faux document intervient dans un climat sécuritaire et politique particulièrement tendu à l’Est de la RDC.
L’utilisation du nom d’une institution religieuse influente comme la CENCO vise manifestement à donner du crédit à une information fabriquée.
Ce type de procédé relève de la désinformation délibérée, avec un objectif clair : manipuler l’opinion publique et fragiliser la crédibilité d’une institution.
Il est faux d’affirmer que la CENCO a publié un communiqué condamnant la mort de Willy Ngoma.
La CENCO dénonce une tentative de cybermanipulation et envisage des poursuites contre les auteurs et relais de ce faux document.
Avant de partager un communiqué attribué à une institution, vérifiez toujours sa présence sur les canaux officiels. En période de crise, la rigueur est une responsabilité collective.
Henri Ntambue