La tension monte dans la province du Kasaï. Depuis ce jeudi 19 mars, les agents et cadres de la santé ont entamé une grève sèche de 30 jours, annoncée la veille, pour réclamer le paiement de plusieurs mois d’arriérés.
D’après une ronde effectuée à travers Tshikapa et ses environs, de nombreuses structures sanitaires sont restées portes closes, désertées par le personnel soignant. Une situation qui commence déjà à affecter l’accès aux soins pour des milliers d’habitants.

Au cœur des revendications : sept mois d’arriérés de la paie complémentaire. Les grévistes exigent le règlement des périodes allant de juillet à décembre 2025, ainsi que les mois de janvier et février 2026. Ils demandent également l’intégration de cette prime dans le salaire régulier, ainsi que la prise en charge des agents encore non mécanisés, avec accès à la prime de risque.
Dans une déclaration à la presse, le président de la coordination intersyndicale de la santé, Jean Mekanda, a justifié ce mouvement par l’absence de réponses concrètes des autorités provinciales, malgré plusieurs démarches entreprises.
Si les grévistes se disent ouverts au dialogue, cette mobilisation pourrait rapidement engendrer une crise sanitaire dans la province si aucune solution n’est trouvée dans les prochains jours.
Moïse Adonis Mbuyi