Une vidéo insoutenable diffusée dans la nuit du 25 mars 2026 a provoqué une vague d’indignation en République démocratique du Congo. On y voit une femme nue, en pleine souffrance après son accouchement, subir une suture sans anesthésie, sous des propos humiliants et dans un climat jugé dégradant.

Les faits se sont déroulés à l’Hôpital Général de Référence de Kinkole, dans la zone de santé de N’sele à Kinshasa. Victime d’une hémorragie après une épisiotomie, la patiente, incapable de supporter la douleur, tente de refuser la poursuite de l’intervention. Mais le médecin, identifié comme David Belanganayi, insiste pour continuer malgré ses cris de détresse.

Dans la vidéo devenue virale, des personnes présentes rient et lancent des propos humiliants pendant que la femme souffre. Le médecin demande même que la scène soit filmée pour se protéger en cas de complication, une attitude largement condamnée.

Face au tollé national, plusieurs autorités ont rapidement réagi. La Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi a condamné fermement les faits, dénonçant une atteinte grave à la dignité humaine et aux droits fondamentaux de la femme.

Le ministre provincial de la Santé de Kinshasa, Patricien Gongo, a présenté des excuses au nom du corps médical et annoncé l’audition immédiate du médecin. Au niveau national, le ministère de la Santé a également instruit son arrestation.

Le médecin David Belanganayi a finalement été interpellé par la police judiciaire. Une procédure disciplinaire a été ouverte à la Division Provinciale de la Santé de Kinshasa, tandis qu’une démarche visant sa radiation de l’Ordre des médecins est en cours.

Sous la pression de l’opinion publique, le médecin a présenté ses excuses dans un message devenu viral, affirmant qu’il était intervenu dans une situation d’urgence abandonnée par ses collègues et qu’il pensait sauver la vie de la patiente.

Cette affaire relance le débat sur les violences obstétricales en RDC, où la mortalité maternelle reste élevée avec 547 décès pour 100 000 naissances vivantes selon l’UNICEF.
L’indignation reste vive dans l’opinion publique, qui exige des sanctions exemplaires pour mettre fin aux humiliations et violences faites aux femmes dans les structures sanitaires du pays.

Moïse Adonis Mbuyi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *