Le président fédéral du parti politique Bloc uni pour la renaissance et l’émergence du Congo (BUREC) au Kasaï, Maître Clovis Lumuanga, s’est prononcé en faveur d’une réforme en profondeur de la Constitution congolaise, allant jusqu’à appeler à l’avènement d’une Quatrième République fondée sur le fédéralisme.
Invité de l’émission Face à la Vérité sur Radio Kasaï24 à Tshikapa le mercredi 10 Juin 2026, ce cadre de l’Union sacrée de la Nation a salué l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi référendaire, qu’il considère comme une étape décisive vers des réformes institutionnelles majeures.
Pour Maître Clovis Lumuanga, la Constitution actuellement en vigueur présente des limites qui freinent le fonctionnement efficace des institutions de la République. Il estime notamment que les prérogatives du Chef de l’État ainsi que celles du pouvoir judiciaire méritent d’être renforcées afin de garantir une gouvernance plus stable et plus efficace.
« On doit accorder le temps à celui qui dirige, on doit renforcer le pouvoir du Chef de l’État et les pouvoirs judiciaires. Toutes ces réformes nécessitent le changement de la Constitution », a-t-il déclaré.
Le responsable du BUREC au Kasaï défend également l’option fédéraliste, qu’il présente comme une réponse aux défis de gouvernance et de développement auxquels fait face la République démocratique du Congo.
Dans un contexte où la question d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution suscite de vives controverses au sein de la classe politique, Clovis Lumuanga a dénoncé ce qu’il qualifie de « refus du débat » de la part de certains acteurs de l’opposition.
« L’opposition n’a pas le droit de nous interdire de réfléchir sur le changement ou la révision de la Constitution. Nous, de l’Union sacrée, respectons leurs opinions. Le référendum est la voie légale de l’expression populaire. Cette initiative, garantie par la Constitution, est engagée légalement à l’Assemblée nationale. L’opposition doit laisser le peuple s’exprimer », a-t-il soutenu.
Alors que le débat sur l’avenir institutionnel du pays prend de l’ampleur, les partisans d’une réforme constitutionnelle tentent progressivement d’occuper l’espace public. En face, plusieurs formations de l’opposition continuent d’afficher leur hostilité à toute initiative susceptible de modifier l’équilibre institutionnel issu de la Constitution de 2006.
Le dossier s’annonce comme l’un des principaux fronts politiques des prochains mois en République démocratique du Congo.
Henri Ntambue