À l’instar du reste du continent, la République démocratique du Congo a célébré ce 16 juin la Journée de l’enfant africain. Au Kasaï, cette commémoration a été marquée par une action en faveur de la protection juridique des enfants.

À cette occasion, le consortium d’ONG composé de RUPFA (Rural Urban Partnership for Africa), CEF (Centre d’Encadrement des Femmes) et UJCA (Union des Jeunes Cadets) a procédé, ce mardi, à la remise gratuite de 500 actes de naissance à des enfants identifiés dans six quartiers de la commune de Kanzala : Kamalenga, Kanangayi, Metempu, RVA, Sangamayi et Brazza.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Promotion de l’Enregistrement des Naissances à l’État civil pour la Protection des Enfants (PReNeC), mis en œuvre depuis le 30 mars 2026. Le projet fait suite à une enquête réalisée du 8 au 20 février 2026, qui a révélé une situation préoccupante en matière d’enregistrement des naissances dans cette municipalité.

Selon les résultats de cette enquête, 1 208 enfants âgés de 0 à 17 ans n’étaient pas enregistrés à l’état civil dans la commune de Kanzala.

L’objectif du projet est d’assurer la protection juridique des enfants à travers leur reconnaissance légale par l’État, a martelé le coordonnateur.

« Nous avons profité de cette Journée de l’enfant africain pour procéder à la distribution gratuite de 500 actes de naissance aux enfants bénéficiaires que nous avions identifiés lors de notre enquête afin de leur garantir une protection juridique », a déclaré Evariste Kamba, chef du projet PReNeC.

Le consortium a également lancé un appel aux autorités provinciales ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers afin de soutenir les enfants ayant dépassé l’âge légal de la gratuité de l’enregistrement. En effet, parmi les 1 208 enfants identifiés, 923 avaient déjà dépassé le délai légal de déclaration, tandis que seuls 285 se trouvaient encore dans la période de gratuité.

En RDC, le Code de la famille prévoit que toute naissance doit être déclarée à l’officier de l’état civil dans un délai de 90 jours suivant la naissance. La déclaration et la délivrance de l’acte de naissance sont gratuites durant cette période légale. Au-delà de ce délai, l’obtention de l’acte nécessite généralement un jugement supplétif rendu par le tribunal compétent, entraînant des démarches et des frais supplémentaires.

Des campagnes de sensibilisation sont régulièrement organisées à travers le pays pour rappeler aux parents l’importance de déclarer gratuitement leurs enfants dans le délai légal de 90 jours.

Pour rappel, la Journée de l’enfant africain est célébrée chaque 16 juin en mémoire du soulèvement des écoliers de Soweto, en Afrique du Sud, en 1976. Cette journée constitue un moment de réflexion sur la promotion et la défense des droits des enfants africains.

Moïse Adonis Mbuyi / Tshikapa

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