L’acteur politique Joseph Seke Muadi a exprimé son désaccord avec la position de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) concernant le projet de loi référendaire en cours de débat en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration faite dimanche, le secrétaire général adjoint chargé de la communication et des médias du parti politique Ma Part pour le Congo a estimé que l’Église catholique devrait limiter son intervention aux questions spirituelles et morales plutôt qu’aux débats politiques et institutionnels.
« La CENCO doit rester dans son rôle spirituel et moral. Elle n’a pas mandat du peuple pour s’immiscer dans les débats politiques et législatifs qui relèvent de la souveraineté nationale », a déclaré Joseph Seke Muadi.
Réagissant à la position de l’Église catholique contre le projet de loi référendaire, il a soutenu que le recours au référendum constitue un mécanisme démocratique permettant aux citoyens de se prononcer directement sur les questions engageant l’avenir du pays.
« Nous respectons l’Église, mais sur la loi référendaire, la CENCO se trompe. Le peuple congolais a le droit de s’exprimer par référendum sur les questions qui engagent l’avenir de la nation », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par les discussions autour des réformes institutionnelles. À cet effet, une réunion de l’Union sacrée de la Nation, convoquée par ses animateurs, s’est tenue le 23 juin 2026 au Salon Fleuve Congo Hotel à Kinshasa. La rencontre a réuni plusieurs cadres de la plateforme présidentielle afin d’harmoniser leurs positions sur les réformes institutionnelles en cours.
Les débats autour du projet de loi référendaire continuent de susciter des réactions diverses au sein de la classe politique, des organisations religieuses et de la société civile congolaise.
Jonathan Mfunyi.