La province du Kasaï a été marquée par plusieurs faits d’actualité durant la semaine du 02 au 09 août 2026, en passant par la politique et le développement, le secteur minier, la sécurité ainsi que les droits humains.

En politique et développement, la semaine a été marquée par l’itinérance du vice-gouverneur, Bokele Djoy Ley, dans les territoires de Mweka, Luebo et Ilebo accompagné par le ministre des infrastructures et travaux publics, Paul Kalamba ainsi que du chef de division provinciale de la santé.

Avant d’arriver à Mweka, le vice-gouverneur a été chaleureusement accueilli à Luebo, où il s’est rendu à la prison centrale de Luebo, théâtre récemment d’une évasion de 48 détenus.
S’interrogeant sur les circonstances exactes de cette évasion, Bokele Djoy Ley, a annoncé l’ouverture d’une enquête et la dotation d’une porte métallique pour la sécurité de l’établissement.

Toujours à Luebo, le vice-gouverneur a officiellement remis deux des trois ecoles construites dans le cadre du programme de développement local (PDL-145T).

Un autre fait marquant la semaine était la découverte dans la localité de Kamambanji dans le territoire de Tshikapa, d’une pierre de diamant d’environ 48 carats.
C’est l’inspecteur provincial des Mines, Nicolas Tshitenge qui l’a annoncé lors d’un point de presse, mardi, s’inquiétant sur les traces de ce diamant.
Version démentie par le chef de division provinciale des Mines, Clément Kasayï Kasayï, affirmant qu’il s’agissait d’une fausse pierre de diamant de 46.12 carats dont l’acheminement a suivi les procédures régulières.

Dans le secteur de sécurité, treize jeunes présumés délinquants communément appelés “ Kuluna ”, arrêtés dans la nuit du 31 juillet, ont été présentés mercredi aux autorités provinciales.

Selon le colonel, Mombiri Monga, commandant urbain de la police nationale congolaise, il s’agit des jeunes opérant dans les bandes appelées « bases » qui sèment la terreur et troublent la quiétude publique.

Dans le territoire d’Ilebo, l’actualité a été marquée par la divergence des points de vue autour du décès d’un détenu répondant au nom de Ndjare Mawanga.
Pour le chef de secteur de Sud-Banga, Nestor Muana Punga, le détenu est mort à l’hôpital quelques après son arrestation et après avoir présenté un malaise.
Version contestée par des sources locales qui affirment que le détenu serait mort à l’amigo.
Face à cette divergence, Gilbert Ngoyi, coordonnateur du consortium des organisations de la société civile pour la bonne gouvernance et la lutte contre les antivaleurs a appelé la justice à se pencher sur ce dossier pour découvrir les circonstances exactes de ce décès.

Moïse Adonis Mbuyi, Tshikapa

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