La pierre découverte à Kamambanji, dans le territoire de Tshikapa, et présentée ces derniers jours comme un diamant de près de 48 carats, vient d’être officiellement identifiée comme du charbon par le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC).

La polémique autour de la découverte d’une supposée importante pierre de diamant dans la localité de Kamambanji, au Kasaï, est désormais close. Après expertise, le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC) a conclu que la pierre, pesant 46,20 carats, n’est pas un diamant, mais du charbon.

Saisie par un agent de la Division provinciale des mines conformément à la procédure, la pierre avait été acheminée le week-end dernier à Tshikapa. Elle a ensuite été consignée dans un comptoir agréé, en attendant son identification officielle.

L’expertise s’est déroulée ce lundi 10 août en présence du chef de la Division provinciale des mines, de l’inspecteur provincial des mines, de plusieurs responsables du secteur minier ainsi que des professionnels des médias.

À l’issue de l’analyse, les experts du CEEC ont écarté la thèse d’un diamant. Selon une experte du centre, il s’agit plutôt d’un charbon, une matière qui ne présente pas de valeur commerciale comparable à celle d’un diamant.

« C’est la dernière qualité du diamant, un charbon, on l’appelle board. Ça n’a pas vraiment de prix », a expliqué l’experte du CEEC.

L’inspecteur provincial des mines, Nicolas Tshitenge, qui avait initialement annoncé la découverte de cette pierre comme étant un diamant, a reconnu les conclusions de l’expertise.

« Après les bruits, aujourd’hui, nous venons d’être fixés qu’il ne s’agit pas d’un diamant, mais d’un charbon. Nous nous inclinons devant la décision du centre d’expertise, qui est notre médecin, et c’est ça, la traçabilité », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le chef de la Division provinciale des mines et géologie, Clément Kasayï Kasayï, s’est dit satisfait du déroulement de la procédure. Il a appelé les différents services intervenant dans le secteur minier à respecter leurs attributions respectives.

Il a également invité la population à faire confiance au travail des services techniques chargés de l’identification, de l’évaluation et de la certification des substances minérales.

Le verdict du CEEC met ainsi fin aux nombreuses spéculations qui ont circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Plusieurs publications faisaient état de la découverte, à Kamambanji, d’une pierre de diamant estimée à près de 48 carats.

L’expertise officielle vient finalement démentir ces informations et rappelle l’importance de la certification par les services compétents avant toute affirmation sur la nature et la valeur d’une pierre précieuse.

Moïse Adonis Mbuyi/Tshikapa

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