À l’initiative de la DYNAFEC (Dynamique des Femmes Candidates), plusieurs femmes se sont réunies ce lundi 8 décembre à Kinshasa pour un atelier consacré aux violences numériques enregistrées lors des élections de 2023.

Candidate aux législatives dans la province du Kasaï, Denise Muluka a dénoncé l’ampleur des attaques subies par les femmes politiques, particulièrement à Tshikapa, où de nombreux cas de violences basées sur le genre ont été rapportés.

« Chères femmes, soyons résilientes. Je suis victime de plusieurs violences : propos sexistes, attaques sur le physique, la vie privée, la moralité, les compétences… Tout a circulé avec une rapidité effrayante. Pas parce que nos idées dérangeaient, mais parce que nous étions des femmes qui osaient se présenter », a-t-elle regretté.

Pour la ministre honoraire du Genre au Kasaï, ces violences en ligne poussent de nombreuses femmes à renoncer à la vie politique. Elle s’interroge dès lors sur la possibilité de parler de participation inclusive lorsque l’espace numérique devient « une zone de non-droit pour les femmes ».

Elle a exhorté les femmes à rester sereines dans leurs initiatives, à faire preuve de détermination et à ne pas céder à la peur. Discipline, respect de soi et conscience personnelle doivent, selon elle, demeurer des repères essentiels pour celles qui s’engagent.

Son message a été salué par ONU Femmes, la MONUSCO et le PNUD, qui ont encouragé les participantes à poursuivre la lutte contre toutes les formes de violences.

Kasco Kasonga

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