Le député provincial Jean Dénis Tshiyombo affirme avoir été victime d’une intrusion nocturne à son domicile, qu’il attribue à un complot orchestré, selon lui, par le gouvernement provincial du Kasaï.
Les faits se sont produits dans la nuit du mercredi à jeudi, aux environs de 2 heures du matin. D’après l’élu provincial, des individus vêtus d’uniformes assimilables à ceux de la police ont fait irruption dans sa résidence en son absence. Ils auraient procédé à des actes de vandalisme, saccageant plusieurs pièces de la maison et emportant certains biens.
Dans une interview accordée à la presse locale, Jean Dénis Tshiyombo indique avoir tenté, sans succès, de joindre les autorités provinciales compétentes, notamment le gouverneur de province, le ministre provincial de l’Intérieur ainsi que le maire de la ville.
« Après leur intrusion dans ma maison, j’ai essayé de contacter le gouverneur, le ministre provincial de l’Intérieur et le maire de la ville, mais aucun n’a répondu. À ce moment-là, j’ai compris qu’il pouvait s’agir d’un complot contre ma personne », a-t-il déclaré.
Selon le député, les individus auraient affirmé à son épouse qu’ils étaient « venus travailler », une justification qu’il juge incompréhensible.
« Je me demande quel genre de travail des policiers peuvent venir exécuter dans une maison privée à 2 heures du matin », s’est-il interrogé.
Malgré la gravité de la situation, l’élu provincial a appelé au calme ses partisans, tout en exhortant le gouvernement provincial à diligenter des enquêtes afin d’identifier les auteurs de cette intrusion et de déterminer leurs motivations.
Jean Dénis Tshiyombo précise enfin que le bureau de l’Assemblée provinciale du Kasaï s’est saisi du dossier afin de faire toute la lumière sur cet incident.
Henri Ntambue