Une conférence sur la vulgarisation des textes relatifs à la réforme de la Police Nationale Congolaise (PNC) se tient depuis le lundi 25 mai 2026 à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Ces assises réunissent les autorités politico-administratives, les acteurs de la société civile ainsi que les responsables sécuritaires de la province.

Organisée par le secrétariat exécutif du comité de suivi de la réforme de la PNC en collaboration avec la société civile, cette rencontre vise à renforcer la compréhension des textes légaux encadrant la réforme de la police et à promouvoir une gouvernance sécuritaire plus efficace.

Prenant part à ces travaux, la coordinatrice de l’ONG BINADAMU EN ACTION, Julie Ochano Zenga, a plaidé pour une amélioration urgente des conditions sociales des policiers, dénonçant notamment l’irrégularité de la paie et l’expiration des cartes de service des agents de l’ordre depuis 2023.

Selon elle, la précarité dans laquelle vivent plusieurs policiers favorise certains comportements déviants observés dans la province, notamment la mendicité, les tracasseries et d’autres abus incompatibles avec la mission régalienne de la police.

« La durée des cartes de service de la police a expiré depuis 2023. Il est temps de les actualiser et de garantir une paie régulière afin d’éviter tout dérapage et de renforcer la sécurité des populations ainsi que de leurs biens », a déclaré Julie Ochano Zenga.

La responsable de BINADAMU EN ACTION a également exhorté les autorités nationales à financer effectivement les lois liées à la réforme de la police, à l’instar du Fonds national de réparation des victimes (FONAREV), estimant qu’une police mal prise en charge constitue un risque pour la stabilité sécuritaire.

Elle a en outre plaidé pour la construction de camps de policiers et de mess des officiers dans les différents territoires de la province du Kasaï afin d’améliorer les conditions de travail et de logement des éléments de l’ordre.

Pour plusieurs participants, la réussite de la réforme de la PNC passe notamment par une volonté politique forte, une meilleure prise en charge des agents ainsi qu’un encadrement administratif rigoureux capable de restaurer l’autorité de l’État et la confiance de la population envers les forces de sécurité.

Henri Ntambue

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