Les tensions communautaires entre les Wongo et les Pendé, dans le territoire d’Ilebo, au Kasaï, continuent de préoccuper les autorités politiques.
À l’origine de ces violences, des différends liés à l’exploitation de certaines mines de diamant, dans une zone où les deux communautés partagent une longue histoire de cohabitation et d’échanges.

Intervenant sur les ondes de Top Congo, le député national Guy Mafuta Kabongo a rappelé que, par le passé, des membres des communautés Wongo et Pendé traversaient rivières et villages pour accéder à des champs ou à des concessions, sans dangers majeurs. Mais cette réalité a changé ces derniers mois.

« Ces conflits se sont malheureusement soldés par des tueries, des maisons et des champs incendiés. La police a tenté d’intervenir, mais elle a été visiblement dépassée », a déploré l’élu du territoire de Tshikapa.

Alors que l’on croyait la situation en voie d’accalmie, de nouveaux incidents sont venus raviver les tensions.
Des paysannes pendé auraient été agressées, et l’une d’elles a succombé à ses blessures. À ce jour, son corps se trouve encore à la morgue, a indiqué Guy Mafuta Kabongo, appelant à la retenue et à la responsabilité de tous.

Face à cette crise, le député affirme avoir multiplié les démarches en faveur de la paix. Il dit avoir récemment rencontré, à Kinshasa, des représentants de la communauté Wongo, avec lesquels un programme de descente sur le terrain a été convenu. Une initiative similaire a été menée avec les représentants de la communauté Pendé, qui ont accepté l’envoi préalable d’équipes de sensibilisation.

Guy Mafuta Kabongo précise également avoir longuement échangé avec le gouverneur du Kasaï, Crispin Mukendi.
De ces discussions est né un calendrier commun, une mission conjointe est prévue pour le 10 mars, avec la participation du gouverneur, du député Guy Mafuta lui-même, de son collègue Justin Luwepe ainsi que d’Espérant Kamanda.

L’objectif de cette descente est de sensibiliser les deux communautés afin de trouver une solution durable et définitive aux différends qui les opposent.

Par ailleurs, l’élu a rappelé que la justice suivra son cours et que les auteurs de violences devront répondre de leurs actes.
Il a également lancé un avertissement à ceux qui diffusent des messages incendiaires sur les réseaux sociaux, notamment dans des groupes WhatsApp. «

Ce n’est pas le moment d’attiser le feu », a-t-il insisté.

Enfin, Guy Mafuta Kabongo a indiqué avoir pris contact avec le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur afin d’obtenir un appui sécuritaire renforcé, notamment par le déploiement de policiers sur le terrain.

Moïse Adonis Mbuyi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *