En séjour dans la province du Kasaï, Marcel Ndala, coordonnateur national du Front Commun pour l’Emploi des Handicapés du Congo (FCECHO), a lancé un plaidoyer en faveur de la représentation des personnes vivant avec handicap dans les instances de prise de décisions.
Sa mission principale dans cette province consiste à organiser deux ateliers de renforcement des capacités, axés sur l’entrepreneuriat et la participation politique des personnes vivant avec handicap.
Dans ce cadre, Marcel Ndala prévoit également des rencontres avec les autorités provinciales, notamment le gouverneur de province, le président de l’Assemblée provinciale ainsi que le ministre des Affaires sociales.
À l’issue de ses premières observations, le coordonnateur national du FCECHO dresse un constat qu’il qualifie d’amer.
Selon lui, la province du Kasaï accuse un sérieux retard en matière de représentation des personnes vivant avec handicap dans les structures de prise de décisions.
« Les personnes vivant avec handicap sont négligées et exclues de la gestion des affaires publiques », déplore-t-il.
Marcel Ndala souligne que plusieurs d’entre elles sont instruites mais restent sans emploi, contraintes parfois à la mendicité faute d’opportunités.
Il regrette également la perception négative dont ces personnes sont victimes dans la société.
« Elles sont souvent considérées comme un petit peuple incapable d’apporter une contribution, alors qu’elles ont des idées et des compétences à proposer pour la gestion de la chose publique », affirme-t-il.
Face à cette situation, le FCECHO appelle les autorités provinciales au respect des textes légaux en vigueur.
L’organisation exige notamment l’application du quota de 5 % de représentation des personnes vivant avec handicap dans les institutions politiques et de 3 % dans le secteur privé.
Marcel Ndala se dit toutefois confiant quant à l’écoute des autorités provinciales.
« Le gouverneur de province est juriste. Je pense qu’il a lu les textes et qu’il va prêter une oreille attentive aux plaidoyers des personnes vivant avec handicap », a-t-il conclu.
Moïse Adonis Mbuyi, Tshikapa