En mission officielle à Kinshasa, la ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a adressé un message clair sur les demandes d’asile ce 13 avril 2026.

Selon elle, beaucoup de Congolais ont de faux espoirs concernant l’asile en Europe. Elle explique que la réalité en Belgique est très différente de ce que certaines personnes imaginent.

En 2023, il y avait environ 1 250 demandes d’asile. Deux ans plus tard, ce chiffre a doublé pour atteindre 2 500. Mais seulement 14 % des demandeurs obtiennent une protection internationale.

Lors de cette mission, la ministre a rencontré les autorités congolaises. Elle a été reçue par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo, en présence du Directeur général de la DGM et de l’ambassadrice de Belgique en RDC. Elle a souligné la bonne coopération entre les deux pays et a expliqué qu’elle est venue informer les Congolais.

« Les chances d’obtenir une protection internationale sont très faibles. Cette année, le taux est autour de 10 %. La plupart des demandes sont refusées. Les visas de court séjour sont toujours disponibles pour les visites ou les voyages d’affaires. Mais certaines personnes les utilisent pour arriver en Belgique et ensuite demander l’asile », a-t-elle déclaré à l’issue de la rencontre.

À travers ce message, elle veut décourager les départs irréguliers et alerter sur les réseaux qui vendent un faux rêve de l’Europe.

Elle a aussi insisté sur les fraudes :
« Beaucoup de personnes paient beaucoup d’argent pour obtenir de faux documents. Ça ne vaut pas la peine de donner des milliers d’euros à des inconnus ou à des organisations non reconnues. C’est une manière de vous protéger », a-t-elle ajouté.

Signalons qu’en 2025-2026, la Syrie, l’Afghanistan, le Venezuela, la RDC et la Turquie figurent parmi les principaux pays d’origine des demandeurs d’asile, fuyant les conflits et les persécutions. Les demandes augmentent notamment en France, en Espagne et à Chypre, qui deviennent des destinations plus sollicitées en Europe, selon certaines données publiées sur le site du ministère de l’Intérieur de la France.

Kasco Kasonga

One thought on “« Ça ne vaut pas la peine de demander l’asile en Belgique » : Anneleen Van Bossuyt prévient les Congolais”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *