Le gouvernement congolais a tenu à lever toute équivoque sur la rencontre de Luanda consacrée à la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Selon le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, il ne s’agit nullement du lancement d’un nouveau processus de paix, mais plutôt d’une initiative diplomatique portée par le Président angolais João Lourenço, en sa qualité de Président en exercice de l’Union africaine.

Dans sa communication, le porte-parole du gouvernement a précisé que cette démarche vise essentiellement à appeler à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, en parfaite cohérence avec les mécanismes déjà existants, notamment les processus de Doha et de Washington.
L’action du Président João Lourenço s’inscrit ainsi dans une logique de continuité et de complémentarité, avec pour objectif de faire pression sur les différentes parties impliquées dans le conflit afin qu’elles respectent les engagements pris.

L’accent est mis sur la nécessité de privilégier une résolution pacifique de la crise, tout en garantissant la protection des droits et des intérêts des populations civiles durement affectées par l’insécurité persistante.

Patrick Muyaya a rappelé que cette initiative repose sur les textes signés dans le cadre du processus de Washington entre la RDC et le Rwanda, qualifié de « père », ainsi que sur ceux issus du processus de Doha entre la RDC et le M23, considéré comme le « fils ». Une articulation que le gouvernement congolais juge essentielle pour assurer la cohérence des efforts diplomatiques et éviter la dispersion des initiatives.

Pour sa part, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a marqué son accord pour l’adhésion de la RDC à cette démarche, réaffirmant ainsi l’option irréversible du pays pour une solution pacifique et diplomatique à la crise sécuritaire dans l’Est du territoire national.

Henri Ntambue

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