Le pouvoir en place à Kinshasa est accusé de vouloir interdire arbitrairement une marche pacifique prévue ce lundi 15 décembre, en violation de l’article 26 de la Constitution. Dans un communiqué publié ce samedi, les organisateurs dénoncent également le financement présumé de contre-marches et le recrutement de Kulunas dans la capitale pour s’en prendre aux manifestants.
« Ceci prouve que le régime s’est définitivement rangé du côté de l’arbitraire et de l’oppression », affirme le communiqué. Selon les organisateurs, alors que l’Est du pays subit l’agression étrangère et l’abandon de l’État, le gouvernement choisit de museler ceux qui réclament la protection des populations. « Il préfère insuffler l’intimidation, la peur et le chaos plutôt que la sécurité, la justice et la souveraineté nationale », poursuivent-ils.
Jean Marc Kabund dénonce « dérive autoritaire » et une « confiscation de la démocratie » où les droits fondamentaux seraient accordés ou retirés à la convenance du pouvoir. Face à cette situation, il maintient son appel à la marche pacifique, affirmant qu’aucune intimidation ne le fera reculer.
« Chaque atteinte à nos libertés renforcera la détermination citoyenne et populaire », déclare t-il, exhortant le peuple congolais à se lever et à reprendre pacifiquement mais fermement sa souveraineté dans la rue.
Henri Ntambue