Le ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite d’un cas de spoliation présumée visant une parcelle abritant la résidence officielle de l’ambassade de la République de Côte d’Ivoire à Kinshasa.

Dans un communiqué daté du 3 février 2026, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atundoko Andali, indique avoir été saisi de faits de spoliation constatés sur ce site diplomatique situé dans la capitale congolaise.

Le bien concerné appartient à l’État ivoirien depuis 1967 et relève du patrimoine diplomatique protégé par le droit international, notamment par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

Selon le document officiel, cette résidence bénéficie du principe d’inviolabilité et ne peut, à ce titre, faire l’objet d’aucune occupation, mutation ou appropriation illégale.

Les premières vérifications menées par les services compétents font état de manœuvres frauduleuses graves, susceptibles de constituer des infractions liées à la spoliation d’un bien appartenant à autrui, ainsi qu’une atteinte aux obligations internationales de la RDC.

Face à la gravité des faits allégués, le ministre de la Justice a enjoint le procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire à l’encontre des présumés auteurs de ces actes et de tout complice éventuel.
Dans son communiqué, le gouvernement congolais rappelle que les biens diplomatiques bénéficient d’une protection spéciale de l’État et réaffirme sa détermination à faire respecter les engagements internationaux du pays. Toute tentative de spoliation de biens relevant du patrimoine diplomatique fera, souligne-t-il, l’objet de poursuites judiciaires rigoureuses, conformément aux lois en vigueur.

Henri Ntambue

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